Une sélection de 3 publications orientées vers la pratique sur les questions de l’appropriation des outils de gestion

♦ Un ouvrage exhaustif qui porte sur les objets, outils et règles de gestion des organisations. Il s’intéresse à la dynamique de leur appropriation par les gestionnaires, et aux modalités d’évaluation et de pilotage de ce processus.

« De la conception à l’usage. Vers un management de l’appropriation des outils de gestion. » Ouvrage coordonné par François-Xavier de Vaujany  (2005)

Ce livre concerne les sciences de gestion au sens large (stratégie, système d’information, finance, comptabilité, gestion des ressources humaines, marketing, qualité…) mais aussi plus largement les sciences sociales, notamment celles intéressées par la vie des organisations (sociologie du travail, psychologie du travail, sciences cognitives, économie d’entreprise).

Au-delà d’un public d’enseignants-chercheurs, il s’adresse également directement aux praticiens de la gestion : consultants, dirigeants, cadres de diverses fonctions… afin de les amener à voir d’un œil neuf les outils de gestion qu’ils proposent à leurs salariés et les modalités de création de valeur qui leurs sont attachées.

Coordonné par François-Xavier de Vaujany, cet ouvrage comporte les contributions de Olivier Bachelard , Sabine Carton, Sylvie Chalayer-Rouchon, Gaëlle Dechamp, Hervé Goy, Amaury Grimand, Thierry Lévy, Frédéric Marion, Muriel Perez, Mathilde Piotrowski, Cécile Romeyer, Christine Teyssier.

 

 

 

 

♦ Un article qui détaille les conditions permettant de faire des outils de gestion un levier d’apprentissage (Grimand, 2016).

 

Les outils de gestion sont au cœur du fonctionnement des organisations contemporaines.

Loin d’être neutres, ils structurent les dynamiques organisationnelles et les comportements d’acteurs. Dans le prolongement des critical management studies, de nombreux travaux ont souligné la dimension contraignante, voire disciplinante, des outils. A partir d’une étude de cas relative à un organisme de formation, cet article souligne que les outils de gestion sont simultanément contraignants et habilitants.

Il détaille les conditions permettant de faire des outils de gestion un levier d’apprentissage.

 

 

 

 

Télécharger l’article : Grimand, A. (2016). La prolifération des outils de gestion, quel espace pour les acteurs entre contrainte et habilitation.

♦ Un article adressé aux praticiens qui aborde le lien entre la conception d’une démarche (de GRH) et les conséquences en termes d’appropriation (Grimand, 2017).

Télécharger l’article : A. Grimand – Gérer l’appropriation des démarches compétences, Revue Personnel, n°575, Janvier 2017

La controverse dans l’appropriation des outils de gestion (2016)

L’ouvrage « si la controverse m’était contée » propose un recueil de réflexions sur le concept de controverse tel qu’il est mobilisé en sciences des organisations. Il reprend et enrichit les travaux présentés lors de l’Ecole de Printemps du Laboratoire CEREGE organisé en mars 2015 en partenariat avec l’Association Information et Management (AIM). La controverse est une situation de débat entre plusieurs acteurs à propos de connaissances qui ne sont pas encore assurées. Cet ouvrage permet de s’interroger sur le rôle de la controverse dans l’appropriation des outils de gestion et dans le développement de nouvelles connaissances dans les organisations. La controverse est aussi une posture scientifique qui consiste à accepter et écouter la pluralité des points de vue sur les phénomènes. Structuré autour de chapitres présentant des approches différentes tant formelles que conceptuelles, cet ouvrage expérimente également une autre manière de construire un savoir scientifique.

Les outils de gestion et leur appropriation : un ouvrage de référence et deux articles pour mieux comprendre les enjeux

♦ Un ouvrage de référence sur les outils de gestion coordonné par A. Grimand (2006)

Des progiciels de gestion, des référentiels de compétences, des normes qualité… L’univers des organisations est aujourd’hui traversé de multiples constellations d’outils de gestion. Que deviennent ces outils de gestion dans les mains de ceux qui les instrumentent ? Comment sont-ils rendus propres ou impropres à un usage ? Quel rôle jouent-ils dans la dynamique de l’action collective ? Que nous révèle la notion d’appropriation des rapports entre conception et usage ? Tels sont les questionnements centraux qui inspirent cet ouvrage.

Ce dernier s’inscrit dans le prolongement de la journée de recherche organisée le 15 novembre 2005 par PREACTIS, Centre de recherche en gestion de l’Université de Saint-Étienne, et dont il reprend les meilleures contributions. Procédant d’une démarche ouvertement transdisciplinaire (stratégie, gestion des ressources humaines, comptabilité-finance, systèmes d’information, marketing, etc.), il donne à voir l’appropriation des outils de gestion comme un processus de rationalisation de l’action managériale, mais aussi comme un processus socio-politique, une démarche d’apprentissage et de construction du sens. Il montre également que ce processus est tributaire du contexte institutionnel dans lequel il se déploie, l’appropriation des outils de gestion étant soumise aux phénomènes de mimétisme et autres cycles qui caractérisent les modes managériales. Il s’intéresse enfin à la façon dont le management peut orienter et in fine piloter ce processus.

Cet ouvrage, au-delà d’un public d’enseignants-chercheurs, intéressera donc tous ceux qui, au quotidien, sont appelés à manipuler des outils de gestion : consultants, formateurs, cadres d’entreprises.

Coordonné par Amaury GRIMAND, cet ouvrage comporte les contributions de Simon ALCOUFFE, Marie-Laure BUISSON, Olivier BRUNEL, Olivier Cullière, Philippe GESLIN, Anthony HUSSENOT, Joël JUSTIN, Christophe LAFAYE, Stéphane LEFRANCQ, Pascal LIÈVRE, Dominique Philippe MARTIN, Amandine PASCAL, Dominique ROUX, Catherine THOMAS.

♦ Un article sur l’appropriation des outils de gestion d’A. Grimand (2012)

(Résumé) – Les outils de gestion sont aujourd’hui au cœur du fonctionnement des organisations contemporaines. Pourtant, la recherche en gestion n’est guère explicite sur la théorie des outils qu’elle mobilise, laissant dans l’ombre leur rôle dans les dynamiques organisationnelles.

La tradition rationaliste qui a longtemps prévalu en théorie des organisations a souvent réduit les outils à leur dimension purement normative, instrumentale. Le constat récurrent d’usages imprévus voire de détournements d’usages suppose pourtant de dépasser cette vision instrumentale. Nous mobilisons dans cette optique le concept d’appropriation afin de revisiter le statut des outils de gestion et leurs effets sur les dynamiques organisationnelles (de pouvoir, d’apprentissage, de changement, etc.).

La mobilisation d’une étude de cas longitudinale portant sur le processus d’appropriation d’un référentiel des emplois et des compétences dans un groupe bancaire nous permet alors de définir les conditions d’une régulation conjointe autour de l’outil.

Télécharger l’article :  Grimand, A. (2012)

 

 

♦ Un article sur la double dimension habilitante et contraignante des outils par A. Ragaigne, E. Oiry & A. Grimand (2014)

(Résumé) – Les travaux de Michel Foucault ont fondé un courant de recherche qui a mis en évidence les mécanismes permettant aux dispositifs de contrôle de contraindre les individus. Le lien entre savoir et pouvoir joue un rôle majeur dans cette dynamique. Cet article propose d’enrichir ces travaux avec ceux d’Armand Hatchuel qui a prolongé la réflexion que Michel Foucault a réalisée sur ce lien. Les savoirs ont en effet, une double facette : ils contraignent mais, par leur dimension réflexive, ils habilitent aussi les salariés. Les savoirs leur permettent de développer de nouveaux comportements qu’ils ont eux-mêmes définis. Sur cette base conceptuelle, notre recherche souligne que les outils de contrôle ont simultanément cette double dimension de contrainte et d’habilitation.
L’étude de ces dimensions apparaît ainsi comme une clé particulièrement importante pour l’analyse des usages des outils de contrôle.

Dans cet article, nous présentons deux études de cas mettant en évidence cette double dimension d’habilitation et de contrainte. Les données collectées ont été obtenues à partir d’entretiens semi-directifs et d’études documentaires approfondies. La première étude de cas montre qu’un outil de contrôle des compétences initialement conçu dans une logique d’habilitation peut être utilisé dans une optique plus contraignante. Inversement, la deuxième étude de cas montre qu’une enquête de satisfaction, un outil initialement plutôt orienté vers la contrainte, peut aussi habiliter les salariés. Dans la discussion, ces résultats empiriques sont utilisés pour enrichir la littérature existante sur l’articulation des dimensions habilitante et contraignante des outils de contrôle.

Télécharger l’article : Ragaigne, A., Oiry, E. & Grimand, A. (2014). Contraindre et habiliter, la double dimension des outils de contrôle.

Le fusil et l’expéditeur polaire. Le rôle d’un artefact au service du leadership en situation extrême et la légitimité en matière de leadership d’un manager.

(Résumé) – Certaines situations de gestion présentent des caractéristiques qui fragilisent la légitimité en matière de leadership d’un manager. Il en est ainsi des situations où, d’une part, le chef doit aussi être un équipier comme un autre et qui, d’autre part, sont caractérisées par des remises en cause systématiques des plans élaborés par le chef, pour des raisons de nécessité pragmatique. Ceci peut être accentué pour un leader novice. Si le chef n’assume pas sa fonction d’équipier d’une manière exemplaire, alors ce décalage peut être une source de perte de légitimité pour ce dernier.

Comment faire face à ce type de situation et surtout comment éviter cette perte de légitimité ?

La réponse dans l’étude de cas → Télécharger le PDF : Le fusil et l’expéditeur polaire : une étude de cas, P. Lièvre, 2013

Un ouvrage de de Olivier Bachelard et Romuald Normand – « Vers un leadership au service du management public » (2014)

(Résumé) – Le leadership peut-il servir le management public ? En cherchant à répondre à cette question, l’ouvrage d’Olivier Bachelard et de Romuald Normand rassemble une grande variété de contributeurs (professionnels, experts, chercheurs) en les engageant dans une réflexion sur les nouvelles compétences et responsabilités mises en œuvre par l’encadrement dans les administrations publiques.

En croisant différentes perspectives, de la santé à l’éducation, de l’Etat central aux collectivités territoriales, l’ouvrage dresse un tableau analytique et comparé des transformations en cours dans les métiers et missions de service public. A partir de cas pratiques, les auteurs nous montrent comment le leadership agit sur les ressorts de l’apprentissage organisationnel et de l’intelligence collective dans la conduite du changement et l’amélioration des relations de travail qui contribuent à la modernisation administrative.

L’apprentissage du leadership au service du partage de valeurs et d’une vision commune, de la mobilisation des expertises individuelles et collectives, est un atout essentiel pour affronter les défis posés par les transformations de plus en plus rapides des organisations et de leur environnement.

L’art de partager les responsabilités est donc une compétence essentielle du cadre public pour accompagner la réforme de l’Etat et les développements de la décentralisation. Ce livre s’adresse à tous ceux qui sont concernés par cette problématique et qui veulent progresser sur cette voie complémentaire des approches managériales plus classique.